Cette année comme toutes les années à la Toussaint, je suis allée fleurir les tombes.
Les autres années, je commençais invariablement par m'arrêter devant la tombe de mon grand-père et j'étais triste, en pensant à tous ces moments de bonheur et de joie.
Triste et mélancolique de penser qu'ils étaient perdus à jamais et que je ne revivrais plus ces instants de tendre complicité.
Ensuite, j'allais sur la tombe de ma mère et je n'y attardais jamais, cela me rappelait trop les brimades, les vexations, toutes ces blessures infligées à mon enfance.
Je terminai par la tombe de mon parrain, cet homme que j'avais peu connu parce que froid, distant et austère.
Cette année, je suis arrivée en étant dans un état d'esprit
différent des autres années.
Le principe du Reiki qui dit « Juste pour
aujourd'hui, j'honore mes aïeuls, mes parents et mes
professeurs » me trottait dans la tête lorsque je me suis
arrêtée devant la tombe de mon grand père et je lui ai dit
merci !
Merci pour tout cet amour qui m'a nourrit et m'a permis de me construire
Merci de m'avoir montré la joie et le plaisir que l'on peut retirer des choses simples.
Merci de m'avoir transmis le goût de la terre nourricière.
Ensuite je suis allée sur la tombe de ma mère et là j'étais perplexe.
Est-ce que je pouvais lui dire merci de ne pas m'avoir aimée et de m'avoir rejetée ?
Non, et pourtant je pouvais lui dire merci.
Merci de m'avoir donné la force.
Habituée depuis ma plus tendre enfance à me battre pour avoir ma place, ayant la rage de prouver que je n'étais pas comme elle le prétendait et par conséquent la volonté de devenir la meilleure dans ce que j'entreprenais, cela m'a donné la force de faire face aux coups durs de la vie.
Merci également de m'avoir fait prendre conscience que lorsque quelqu'un de proche ne nous aime pas, nous ne devons pas nous sentir honteux ni coupable.
On ne peut pas non plus en vouloir à l'autre parce qu'on ne peut pas demander à quelqu'un de donner quelque chose qu'il n'a pas en lui, il y a des pauvres du cœur.
Ensuite je suis allée fleurir la tombe de mon parrain.
Et là j'ai dit merci
Merci de m'avoir transmis sa passion des livres, ces livres qui allaient nourrir mon esprit et mon âme, ces livres qui allaient devenir les compagnons de mes moments de solitude et m'aider à m'évader lorsque le quotidien devenait trop lourd à porter
Lorsque j'ai eu terminé mon chemin de tombes, je me suis sentie légère, légère et heureuse d'être vivante.
Le principe du Reiki qui dit
« Juste pour aujourd'hui, j'honore mes aïeuls, mes parents, et mes professeurs » n'a jamais résonné avec autant de force en moi qu'en ce jour de l'An de Grâce 2010.
Cette année, c'est d'un pas joyeux que j'ai quitté le cimetière.
Lorsque vous vous sentirez prêt, je vous invite à fermer les yeux, à vous recueillir et à faire mentalement cette expérience de dire merci à vos aïeuls, à vos parents, à vos professeurs










Commentaires